Obama déclare la guerre à Wall Street
22 janvier 2010
En décidant hier de reformer les plus grandes banques, le président des Etats Unis a fait une déclaration que Wall Street a considéré comme la guerre. La bourse a immédiatement chuté. Mais le président américain n’est pas impressionné par cette réaction.
En gros, il est reproché aux (grandes) banques américaines d’avoir pris trop d’ampleurs, au point d’être trop grosse pour faire faillite (too big to fail). L’État américain se trouve prisonnière de ces grosses structures qui peuvent faire la pluie et le beau temps. Quand elles éternuent, l’économie toute entière attrape le rhume.
“Les Américains sont pris en otage par les banques de Wall Street “, a déclaré le président américain. Il est donc question que les grosses banques diminuent leurs activités, en se spécialisant dans certains métiers: banques d’investissement, banques d’affaires, banques de détail, etc. pour avoir des tailles convenables. Ceci les rendrait mieux gérables. Et les prises de risques seront moins grandes. Car elles sauront que si elles se gèrent mal, elles feront faillite. L’Etat ne sera plus là pour les sauver.
Il est à rappeler que la crise économique actuelle est le résultat des prises de risques excessifs des banques à Wall Street, dont le crédo était que l’Etat ne les laisserait jamais tomber, car leur taille causerait un crise systémique (effondrement de tout le système bancaire). D’où les plans de sauvetage qui ont été élaborés pour éviter la faillite totale du système financier américain.
Cette prise de position est tellement pertinente que certains analystes pensent que la crise financière s’est aggravée quand le Trésor américain a décidé de laisser tomber Lheman Brothers.
Reste maintenant à savoir si la réforme ira jusqu’au bout. Car M. Obama est accusé de céder au populisme, après la défaite des démocrates dans l’État de Massachussets. Let’s wait and see what will happen (Attendons voir ce qui va arriver).