Le Prix Nobel d’économie 2008 à l’Américain Paul Krugman
13 octobre, 2008
Le Prix Nobel d’économie 2008 a été attribué lundi à l’Américain Paul Krugman “pour son analyse des schémas commerciaux et de la localisation de l’activité économique”.
Impact de la crise des subprimes sur les économies de la CEMAC
16 juillet, 2008
Au début de l’année 2008 (seconde moitié de l’année 2007), les Etats Unis ont été frappés par une crise des subprimes, dont les conséquences n’ont pas encore finis de se faire ressentir dans cette économie.
Faut-il le rappeler, les “subprimes” constituent des “sur-primes” que doivent payer les agents économiques américains qui présentent moins de garantie pour (principalement)
acquerir un prêt immobilier. Ainsi, les primes de risque elévées appliquées à cette partie de la clientèle impliquent qu’à l’arrivée, ils se retrouvent à payer les traites beaucoup plus fortes
que les clients les moins risqués. Le système marchait tant que l’économie allait bien. Le client soumis au sur-prime pouvait, quand il est incapable de payer ses dettes, revendre sa maison à un prix qui lui permet de payer sa dette à la banque et parfois de faire un profit. Il peut se réendetter auprès d’une autre structure de prêt toujours aux mêmes conditions défavorables. Puis, la crise est arrivée. Les cleints sont devenus insolvables.
Ces derniers sont incapables de trouver des preneurs pour revendre leurs maisons, ou quand ils en trouvent, on leur propose des prix qui ne leur permettent pas de rembourser leurs prêts. Les clients ne remboursant pas aux prêteurs, ces derniers se
retrouvent avec des créances irrecouvrables (créances douteuses ou compromises). Ces structures entre temps ont vendu à d’autres strutures d’emprunt les créances de ces prêts, pour se couvrir d’une partie du risque (mutualisation du risque).
L’effet de chaine s’enclenche, où beaucoup de structures bancaires se retrouvent avec des créances douteuses: c’est le risque systémique du système bancaire parcequ’il manque de liquidité. D’où l’intervention du preteur en dernier ressort qui est la
Banque centrale américaine (Federal Reserve Bank ou FED).
Pour sauver le système bancaire américain, la FED a injecté des milliards de dollars, puis a fait appel aux autres banques centrales pour une action coordonnée.
Cette crise a entrainé la baisse du dollar vis-à-vis de l’Euro (près de 7% depuis le début de l’année 2008), et mécaniquement l’appréciation du F CFA (arrimé à l’Euro par une parité fixe de 1€=655,957 FCFA). Cette baisse du dollar
entraine un rencherissement du prix du baril du pétrole (progression de plus de 30% depuis le debut 2008), principal produit d’exporation des pays de la CEMAC
Mais en quoi cette situation peut influencer les économies de la CEMAC?
La crise des sub-primes peut influencer les économies de la CEMAC sous deux angles, à savoir par le commerce extérieur et l’inflation.
1- Par le commerce extérieur
Cinq pays sur six (6) de la CEMAC sont exportateurs de pétrole. Seule la République Centraficaine n’est pas encore dans le club des exportateurs.
Un accroissement des prix du baril ameliorent les recettes budgétaires des Etats, surtout si la baisse du dollar est moins forte pour ne pas absorbé les gains sur l’appréciation du prix du baril. En effet, les cours du baril sont facturés en dollar américain.
A titre d’exemple, si les prix augmentent de 30% et le dollar baisse de 7% par rapport à l’Euro, le gain en recettes d’exportation est de 23% (toutes choses égales par ailleurs). Cependant la RCA voit sa facture pétrolière s’alourdir du fait du rencherissement du prix du pétrole.
En outre, la baisse du dollar allège la valeur des importations en provenance de tous les pays dont la facturation se fait en dollars américains. Cette situation peut donc encourager les importations des pays de la CEMAC. L’effet économique est différent selon que ce sont des importations des biens de consommation ou des biens d’équipement. La meilleure hypothèse serait que les pays de la CEMAC en profitent pour effectuer des importations des biens d’équipement qui viendraient renforcer leurs capacités productives.
Les pays de la CEMAC exportateus de pétrole seraient donc doublement bénéficiaires par une croissance des recettes d’exporations et un allègement des importations libellées en dollars. Cependant une telle situation n’est pas sans conséquence sur l’inflation et la valeur extérieure de la monnaie.
2- Par l’inflation
Une abondance de recettes d’exportation se ressent par des excédents budgétaires qui peuvent pousser les Etats indisciplinés à lancer des grands projets. Ceux-ci augmenteraient la demande face à une offre insuffisante. C’est l’inflation qui naitrait dans ces conditions. En outre, le rappatriment des
recettes d’exportation par le canal bancaire accroit sensiblement la liquidité des banques, créant une situation de surliquidité, elle même provocatrice d’inflation.
Cette inflation peut aussi être importée à travers nos partenaires économiques européens. Les cours des hydrocarbures ont un impact sur les prix des biens. Une inflation née dans ces pays se repercutent dans les pays de la CEMAC par les importations.
Pour lutter contre cette inflation (d’origine interne ou importée), la Banque Centrale est obligée de resserrer sa politique monétaire par l’augmentation des taux directeurs et par l’accroissement des reserves obligatoires. Ces mesures visent à décourager les banques à octroyer des crédits qui alimenteraient les dépôts.
Ce sont ces dépôts qui sont une des composantes de la masse monétaire, dont une forte croissance entraîne l’inflation. Ainsi, en luttant contre l’inflation, la Banque Centrale restreint les crédits à l’économie qui pourtant sont créateurs d’emplois. On peut ainsi aboutir à une recession économique, du fait de la lutte contre l’inflation.
En conclusion, le comportement d’un client américain peut avoir des conséquences heureuses ou malheureuses sur un africain de la CEMAC à travers les relations économiques et monétaires directes et indirectes entre les Etats.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) des pays africains de la zone franc devrait afficher une “reprise” en 2007, après avoir ralenti à 3,1% en 2006, selon un compte-rendu de la réunion des ministres des Finances de la zone franc publié vendredi par Bercy. Réunis jeudi à Lomé (Togo), les ministres, gouverneurs et présidents des pays de la zone “ont constaté le ralentissement de la croissance économique en zone franc, avec 3,1% en 2006 contre 4,7% en 2005″, indique le communiqué du ministère français de l’Economie. Mais les participants “ont constaté les signes d’une reprise en 2007 et réaffirmé leur détermination à mettre en oeuvre des politiques ambitieuses afin d’élever le potentiel de croissance de la zone”, est-il ajouté. L’an dernier, la progression de l’activité a été plus limitée dans les deux zones géographiques qui composent cet ensemble. Dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, regroupant Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), le PIB a progressé de 3,4% soit un point de moins qu’en 2005. Une situation due notamment à “la persistance des crises socio-politiques dans certains Etats”, souligne le communiqué, mais aussi à “la crise énergétique que connaissent certains pays, ainsi que les difficultés de la filière coton”, matière première que ces pays exportent. Au sein de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC, regroupant Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), la croissance a également décéléré pour s’établir à 3,3%, “en raison d’un taux de croissance négatif du secteur pétrolier”. La zone franc dans son ensemble “continue toutefois d’enregistrer des performances en matière d’inflation meilleures que celles observées en Afrique subsaharienne, avec un taux d’inflation global de 3,4% en 2006 contre 4,4% l’année précédente”, précise le communiqué. A quelques jours de la réunion de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, les ministres de la zone franc ont épinglé “le déficit de représentation des pays africains” dans ces institutions. Et ils ont réclamé “une augmentation de leurs droits de vote et la création de deux chaises africaines supplémentaires”, selon le communiqué.
Source: [ 06/04/07 - 17H29 - AFP ]
Quel sera le contenu de ce blog?
26 mars, 2007
Ce blog sera essentiellement consacré aux questions économiques (monétaires) et celles portant sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).
J’essaierai de vulgariser la notion de monnaie, qui est un sujet flou pour la plupart des gens. Il y aura bien sûr d’autres sujets économiques qui interresseront plus d’une personne.
Pour ce qui est des NTIC, je partagerai ma passion pour les nouvelles technologies. Je mettrai à la disposition des bloggeurs, les petits programmes que j’écris à mes heures perdues (sur VBA).
A bientôt!