Peut-on sauver la Zone Euro?
8 décembre 2011
Ces derniers mois, l’actualité sur les problèmes de dette souveraine a été très riche. Les pays européens se battent depuis le début de l’année pour se tirer d’une crise de l’endettement qui menace toute la Zone Euro.
Je vous ferai un bref historique de la crise de la dette dans un autre billet plus fouillé. Mais retenez que les pays qui ont été durement frappé sont la Grèce et l’Irlande. Ces deux pays ont déjà reçu l’aide du trio composé de la BCE, de l’UE et du FMI. L’Irlande semble être entrain de se relever petit à petit, surtout après que le Ministère de Finances ait découvert une erreur dans les statistiques de la dette qui ont réduit de près de 3% le pourcentage de la dette totale sur le PIB.
Quant à la Grèce, c’est une autre histoire. Le pays s’enfonce de jour en jour. Pour recevoir une autre tranche de l’aide extérieure, les créanciers ont dû accepter une décote de 50% de leurs créances vis-à-vis de la Grèce. Les nouvelles mesures d’austérité prévues ont été adoptées in extremis par le parlement, mais ne sont pas encore entrées en œuvre. Entre temps, le pays a changé de Premier Ministre. Le tort de ce dernier est d’avoir osé vouloir demander au peuple grec s’il était prêt à supporter d’autres mesures, dans le seul but de continuer à utiliser l’euro. Bref, la sortie de la Grèce de la Zone Euro est toujours repoussé à plus tard par les Français et les Allemands. Mais c’est un secret de polichinelle que ce pays n’honorera pas ses engagements.
Entre temps, l’Espagne, le Portugal et surtout l’Italie sont dans une mauvaise passe. L’Italie s’apprête d’ailleurs à recourir au FMI, après avoir changé de Premier Ministre.
Demain, se tient le sommet de la dernière chance pour sauver l’unité de la Zone Euro. Mais dejà, l’optimisme n’est pas de mise. Un rapport du President de la Commission Européenne a fuité en laissant penser que le Traité Européen n’a pas besoin de grands changement. Ce qui a mis l’Allemagne en colère, elle qui veut une modification en profondeur du Traité. Autre aspect, le Président de la BCE a fait comprendre qu’elle n’était pas prête ni à faire intervenir massivement le FMI sur le marché de la liquidité, ni à intervenir elle même dans l’achat grandeur nature des dettes souveraines des Etats utilisant l’Euro. Sont ce là des signes qui ne prêtent pas à l’optimisme.
Attendons demain vendredi 09 décembre pour voir ce qui sortira de ce sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernement Européens.
Quoi qu’il en soit la crise n’est pas terminé, elle ne fait que commencer. L’agence de notation Standard & Poor’s a déjà menacé tous les pays ayant encore la note AAA, qu’elle les place dans une perspective négative, c’est-à-dire qu’il y a 50% de chance que leur note soit baissé d’un cran dans les trois mois qui viennent si aucune solution de long terme n’est trouvée entre temps.
Just wait and see…