Crise de la dette européenne : la BCE sort l’arme lourde !
22 décembre 2011
Mercredi 21 décembre 2011, la Banque Centrale Européenne a sorti l’arme fatale : elle a mis à la disposition de 523 banques européennes un montant record de 489 milliards d’euro, à un taux de 1% pour une durée de 3 ans.
Après avoir déjoué tous les espoirs d’une injection massive des liquidités dans le système bancaire, le Président de la BCE, Mario Draghi (en poste depuis le 1er novembre 2011, en remplacement de M. Jean Claude Trichet) a finalement lâché du lest. Les banques se sont approvisionnées au guichet de la BCE, avec pour objectif secondaire de soulager les tensions sur les obligations des Trésors des pays européens en difficulté. Ces fonds devraient servir à l’achat des obligations, devant entrainer la baisse des taux d’intérêt que les Trésors paient actuellement. La BCE voudrait que les banques prêtent chez elle à 1%, puis achètent les obligations dont les taux avoisinent les 6-7%.
A titre d’exemple, les bons espagnols d’une maturité de 2 ans ont un taux d’intérêt de 3,6% et ceux des italiens de même maturité s’échangent à un taux de 5,1%. Cela veut dire qu’une banque qui emprunte à la BCE à 1% et achètent les bons espagnols empochera 26 Euros sur chaque 1.000 Euros, et pour les bons italiens 41 Euros sur chaque 1.000 Euros.
Cette action aura l’avantage de soulager les Etats à court terme. Ce qui pourra leur donner du répit pour mener à bien les réformes structurelles, sans lesquelles la situation trouvera difficilement une solution viable. Les mesures pour atteindre l’équilibre budgétaire sont incontournables pour le long terme. Les mesures monétaires actuelles n’ont qu’une efficacité de court terme. Car si au bout de deux ans un pays comme l’Italie n’arrive pas à payer sa dette, les banques qui ont acheté ces bons aujourd’hui seront dans l’incapacité de rembourser leurs prêts à la BCE. Ce qui sera une situation pire qu’à l’heure actuelle. Ce que la BCE fait aujourd’hui, c’est comme refuser de prêter à un papa surendetté (la loi vous interdit de le faire), mais vous donnez du crédit à son fils, pour que ce dernier achète la dette du papa, dans l’espoir que papa remboursera au fils, qui à son tour honorera ses engagements vis-à-vis de vous. Donc si le papa fait défaut, le fils fera défaut, et vous voilà vous-même dans les problèmes.
L’autre objectif de la BCE est de permettre aux banques de prêter aux entreprises en quête de financement. Une chose est certaine, la BCE a agi comme une banque centrale devrait le faire pour soulager les acteurs économiques qui éprouvent des difficultés. Il revient donc à tous les protagonistes de jouer chacun sa partition. Les Etats qui seront dans l’incapacité de se tirer d’affaire n’ont d’autres choix que sortir de ce carcan. Le plus tôt serait le mieux.
Source:
New York Times: A central bank doing what it should
Les résultats du Sommet de l’Europe peu convaincants
15 décembre 2011
Les chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’Union Européenne se sont réunis vendredi dernier pour trouver une solution « définitive » à la crise de la dette que traverse la majeure partie des pays ayant l’usage de l’Euro (monnaie unique européenne).
Les résolutions prises n’ont convaincu ni les agences de notation, ni les marchés, encore moins plusieurs observateurs de l’actualité économique.
C’est d’abord l’agence de notation Moody’s qui a fait part de son scepticisme sur la pertinence des résolutions prises pour résoudre la crise. Elle a menacé de baisser la note des dettes de certains pays, dont celle en ligne de mire actuellement est celle de la France. Le Président Français a commencé à préparer ses compatriotes à la possibilité d’une dégradation de la note de la dette souveraine du pays. Il a estimé qu’une baisse de la note de la France « n’était pas insurmontable ».
Par contre, le Gouverneur de la Banque de France s’en est violemment pris aux agences de notation, en estimant qu’elles sont incompréhensibles et irrationnelles. Il a fait savoir que ces agences ne tiennent pas compte des fondamentaux économiques. Il a estimé que la note de la Grande Bretagne, par exemple, devait être dégradée.
M. Noyer (le Gouverneur) a fait un violent réquisitoire en évoquant plusieurs griefs contre l’économie britannique. Il estime que ce pays «a plus de déficits, autant de dettes, plus d’inflation, moins de croissance que nous et dont le crédit s’effondre ». Ce que le gouverneur ne dit pas c’est que les marges de manœuvre dont dispose l’Angleterre ne sont pas les mêmes qu’en France par exemple.
L’Angleterre a un marché de travail plus flexible. De même, les coupes budgétaires y sont plus aisées à effectuer dans ce pays anglo-saxon qu’en France. L’Angleterre dispose encore de sa banque centrale qui ne tergiverse pas quand il faut mener une politique monétaire accommodante. La preuve est que près de 200 milliards de livres sterling ont déjà été injectées dans l’économie pour le rachat des obligations du Trésor dans le cadre des mesures dites « non conventionnelles » du Quantitative Easing. La Bank of England (banque centrale britannique) s’est dite prête à réinjecter 75 milliards de livres sterling supplémentaires dans les prochains mois si nécessaires. Les agences de notation tiennent compte de tous ces paramètres. Dans tous les cas, il ne faut pas chercher à tuer le messager (même s’il n’est exempt de reproche), mais à tenir compte de son message.
Par ailleurs, les marchés boursiers sont dans une vague de baisse de leurs indices toute cette semaine, preuve que les investisseurs n’ont pas confiance aux perspectives économiques européennes.
Dans le marché de change, la situation n’est guère reluisante. Hier, l’euro est tombé à son plus bas niveau depuis le mois de janvier 2011. Il s’échangeait à 1,30 USD. C’est le 07/01/2011, qu’un euro s’échangeait à 1,29 USD. Depuis lors, ce plancher n’a plus jamais été atteint. Cette tendance n’est pas du tout mauvaise pour les exportateurs. Mais le contexte actuel est particulier. C’est l’effet psychologique qui prime actuellement. Car la vie et l’avenir de cette monnaie sont en jeu.
En tout état de cause, nous ne le dirons jamais assez, les Européens essaient de gagner du temps en évitant l’inévitable : un ou plusieurs pays utilisant l’euro devraient sortir de la zone Euro, quelque soient les coûts. Les dirigeants européens savent ce qu’ils font. Nous espérons qu’ils assumeront le moment venu toutes les conséquences de leurs tergiversations actuelles. Malheureusement, ce sont leurs successeurs qui auront à répondre des actes posés par leurs prédécesseurs.
Pour approfondir :
Sarkozy minimise l’effet de la dégradation
Martin Wolf constate l’échec du Sommet
The Economist sceptique sur le Sommet
La BCE face à la crise de la dette européenne
12 décembre 2011
En temps de crise, les mesures à prendre par les autorités sont d’ordre budgétaire, fiscale et monétaire. Les deux premiers aspects divergent selon les penchants politiques et les écoles de pensée économique. En effet, si vous suivez l’actualité aux Etats-Unis, vous vous demanderez pourquoi les démocrates et les républicains ne s’entendent pas sur les mesures adéquates pour baisser le niveau d’endettement du pays.
Les démocrates demandent qu’on augmente les impôts des riches (majoritairement républicains). Alors que les républicains exigent qu’on diminue les dépenses (dans les secteurs de la santé et de l’éducation) dont bénéficient en grande partie les pauvres (plus souvent démocrates). Ces mesures d’ordre fiscal et budgétaire varient donc selon les couleurs politiques.
Le seul aspect qui échappe plus ou moins à ces penchants est la politique monétaire. Les Etats avaient décidé de laisser ce rôle aux banquiers centraux. Et ces derniers ont demandé et obtenu qu’ils soient indépendants des politiciens. Ainsi, la plupart des banques centrales sont « indépendantes » et leur seul objectif est la lutte contre l’inflation.
Cependant, un pays comme les Etats-Unis, bien qu’ayant donné l’indépendance à sa banque centrale (la Federal Reserve, qui est d’ailleurs à capitaux majoritairement privés), a assigné à sa banque centrale, outre la lutte contre l’inflation, l’objectif de plein emploi.
Pour ce qui est de la Banque Centrale Européenne (BCE), elle n’a pour seul objectif que la lutte contre l’inflation. Celle-ci doit être autour de 2%. Sinon, la BCE doit agir en utilisant tous les instruments qui sont à la disposition, au premier rang desquels est la manipulation du taux directeur. Ce taux est celui auquel les banques secondaires éligibles au guichet de la BCE viennent se refinancer pour faire face aux besoins de liquidité à très court terme.
La BCE n’est pas autorisée à financer directement les Etats membres par les opérations massives d’open market (achat des bons et obligations des trésors nationaux). Ces opérations ne devraient intervenir que dans le strict cadre de ponction ou d’injection des liquidités dans le marché. Ce qui rentre en droite ligne dans ses attributs de maîtrise de l’inflation. Mais les opérations de rachat pour aider un Etat qui éprouve les difficultés sur le marché de la dette publique sont proscrites. C’est ce qui justifie tout le débat sur le rôle de prêteur en dernier ressort que devrait jouer la BCE.
La BCE a pourtant déjà « outrepassé » certaines règles qui lui étaient fixées, dans le seul but de donner un coup de main aux Etats en difficultés:
- Elle a accepté les garanties constituées des bons (et obligations) de trésor grec, alors que la notation des ces derniers les classaient dans la classe spéculative ou « pourrie », ce qui est interdit dans ses statuts ;
- Elle a créé un guichet pour que les banques éligibles viennent se refinancer pour les prêts à trois (3) ans, ce qui n’était pas prévu.
- Elle vient de baisser son taux directeur à 1%, dans l’espoir que les banques viendraient se refinancer à ce taux et acheter la dette des Etats dont les taux d’intérêt avoisinent les 6-7% pour certains, ce qui leur permettraient d’empocher une belle plus value (à condition que ces Etats ne fassent pas faillite) ;
- Elle s’est dite disposée à prêter au Fonds Monétaire International (FMI) des liquidités, afin que cette dernière vienne prêter aux Etats européens en difficulté ;
- Etc.
Il est à noter les deux dernières mesures visent à jouer, d’une manière détournée, le rôle de prêteur en dernier ressort. La Banque Centrale d’Angleterre (BoE) et la Federal Reserve Bank ont eu la latitude d’user de la technique du « Quantitative Easing », qui n’est autre que l’usage de la planche à billets (achats massifs des obligations du Trésor) pour aider les banques à disposer de suffisamment de liquidités, non seulement pour se prêter de l’argent entre elles, mais aussi pour prêter aux entreprises qui veulent investir.
Ces deux banques centrales ont l’avantage d’être au service d’un seul pays. Ce qui n’est pas le cas de la BCE, qui est une fédération constituée de plusieurs banques centrales au service de tous les pays membres. La peur pour ces interventions est de faire croire aux autorités que la principale solution est la politique monétaire. Alors que les efforts de mettre de l’ordre dans les finances publiques constituent la première chose à faire. De même, les Etats peuvent se dire qu’ils peuvent être désordonnés dans leur gestion, dès qu’ils rencontreront des problèmes, la BCE sera là pour les aider. C’est ce que les Economistes appellent l’aléa de moralité.
Mais face à la profondeur de la crise actuelle en Europe, la question pressante et lancinante est celle de savoir quand est ce la BCE va lâcher du lest et sortir le grand bazooka ?
Dans tous les cas, au sortir de cette crise, le rôle de la BCE aura considérable changé.
Aller plus loin :
Baisse du taux directeur de la Banque Centrale Européenne (BCE)
12 décembre 2011
La BCE a décidé de baisser son directeur le 09/12/11 de 25 points de base. Il est passé de 1,25% à 1%. Cette baisse intervient dans un contexte difficile pour les économies européennes confrontées à une crise de la dette qui ne trouve toujours pas une solution définitive.
Après le sommet de Bruxelles tenue vendredi passé, les mesures prises, à savoir la modification du traité pour que les pays de l’Union Européenne inscrivent dans leur constitution le règle d’or de l’équilibre budgétaire, et le renforcement de la Cour de Justice communautaire qui « punirait » les contre venants à cette règle.
Après l’espoir que ces mesures seraient la solution, ce jour, la tendance dans les marchés financiers laisse penser que rien n’est encore acquis. L’agence de notation Moody’s a déclaré mettre les économies européennes sous surveillance, avec perspective négative, parce qu’elle pense que les mesures prises ne sont suffisantes.
Pour ce qui est des deux zone CEMAC et UEMOA, les deux banques centrales ont laissé inchangés leur principal taux directeur à l’issu de leur réunion de politique monétaire tenue respectivement le 17 novembre et le 07 décembre 2011.
Ainsi, le taux d’intérêt des appels d’offre positif de la BEAC est demeuré à 4%, pendant que le taux d’intérêt de soumission aux appels d’offres de la BCEAO est maintenu à 3,25%.
A titre de rappel, les taux directeurs des autres principales banques centrales sont :
• Federal Reserve Bank (Banque Centrale Américaine) : 0,25%
• Bank of England : 0,5%
En conclusion, le taux de prêt marginal de la BCE est de 1,75%. C’est à ce taux que sont rémunérés les avoirs de la BEAC et de la BCEAO placés dans les comptes d’opérations. Donc contrairement à l’idée largement répandue, les avoirs en compte d’opérations sont bel et bien rémunérés.
Sommet de l’Europe: Union européenne divisée, mais l’euro sauvé?
9 décembre 2011
Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement a donc pris fin ce jour. Résultat: l’euro semble avoir été sauvé, mais au sacrifice de l’Union européenne.
En fait, la Grande Bretagne est sur le point de quitter l’Union Européenne, faute d’accord avec la France et l’Allemagne.
* Point de divergence: le contrôle par Bruxelles des budgets nationaux. La modification du traité prévoit une inscription dans toutes les constitutions nationales de la règle d’or du respect de l’équilibre budgétaire. Ce point a été imposé par l’Allemagne, avec l’assentiment de la France. La Grande Bretagne ne l’entend pas de cette oreille. C’est la cassure.
* Point d’accord: Le FMI sera doté d’une cagnotte de près de 200 milliards d’Euro pour intervenir dans les difficultés des pays européens. En outre, le BCE s’est dite prête à jouer un rôle majeur dans l’achat des obligations émises par les Etats utilisant l’Euro qui éprouveraient des difficultés de se refinancer sur les marchés. Ce sera ni plus ni moins la plache à billets grandeur nature.
Les jours à venir diront si les marchés ont bien accueillis ses mesures, et s’ils les jugent suffisantes. Mais une chose est sûre, étant donné que l’Allemagne a obtenu ce qu’elle voulait, les jours de l’Euro ne sont plus comptés.
Espérons que cet optimisme sera confirmé dans les jours et semaines à venir.
Pour aller plus loin:
Peut-on sauver la Zone Euro?
8 décembre 2011
Ces derniers mois, l’actualité sur les problèmes de dette souveraine a été très riche. Les pays européens se battent depuis le début de l’année pour se tirer d’une crise de l’endettement qui menace toute la Zone Euro.
Je vous ferai un bref historique de la crise de la dette dans un autre billet plus fouillé. Mais retenez que les pays qui ont été durement frappé sont la Grèce et l’Irlande. Ces deux pays ont déjà reçu l’aide du trio composé de la BCE, de l’UE et du FMI. L’Irlande semble être entrain de se relever petit à petit, surtout après que le Ministère de Finances ait découvert une erreur dans les statistiques de la dette qui ont réduit de près de 3% le pourcentage de la dette totale sur le PIB.
Quant à la Grèce, c’est une autre histoire. Le pays s’enfonce de jour en jour. Pour recevoir une autre tranche de l’aide extérieure, les créanciers ont dû accepter une décote de 50% de leurs créances vis-à-vis de la Grèce. Les nouvelles mesures d’austérité prévues ont été adoptées in extremis par le parlement, mais ne sont pas encore entrées en œuvre. Entre temps, le pays a changé de Premier Ministre. Le tort de ce dernier est d’avoir osé vouloir demander au peuple grec s’il était prêt à supporter d’autres mesures, dans le seul but de continuer à utiliser l’euro. Bref, la sortie de la Grèce de la Zone Euro est toujours repoussé à plus tard par les Français et les Allemands. Mais c’est un secret de polichinelle que ce pays n’honorera pas ses engagements.
Entre temps, l’Espagne, le Portugal et surtout l’Italie sont dans une mauvaise passe. L’Italie s’apprête d’ailleurs à recourir au FMI, après avoir changé de Premier Ministre.
Demain, se tient le sommet de la dernière chance pour sauver l’unité de la Zone Euro. Mais dejà, l’optimisme n’est pas de mise. Un rapport du President de la Commission Européenne a fuité en laissant penser que le Traité Européen n’a pas besoin de grands changement. Ce qui a mis l’Allemagne en colère, elle qui veut une modification en profondeur du Traité. Autre aspect, le Président de la BCE a fait comprendre qu’elle n’était pas prête ni à faire intervenir massivement le FMI sur le marché de la liquidité, ni à intervenir elle même dans l’achat grandeur nature des dettes souveraines des Etats utilisant l’Euro. Sont ce là des signes qui ne prêtent pas à l’optimisme.
Attendons demain vendredi 09 décembre pour voir ce qui sortira de ce sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernement Européens.
Quoi qu’il en soit la crise n’est pas terminé, elle ne fait que commencer. L’agence de notation Standard & Poor’s a déjà menacé tous les pays ayant encore la note AAA, qu’elle les place dans une perspective négative, c’est-à-dire qu’il y a 50% de chance que leur note soit baissé d’un cran dans les trois mois qui viennent si aucune solution de long terme n’est trouvée entre temps.
Just wait and see…
Connaissance du secteur bancaire de la CEMAC
8 décembre 2011
Le secteur bancaire des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) est composé de 49 banques. Elles sont reparties comme suit :
- Cameroun 15
- Tchad : 8
- RCA : 4
- Congo-B : 9
- Gabon : 9
- Guinée Equatoriale : 4
Voici ci-dessous la liste des banques par pays.
1- Cameroun (15)
| 1 | Afriland First Bank |
| 2 | Amity Bank Cameroon S.A |
| 3 | Union Bank of Cameroon Plc |
| 4 | Banque Internationale du Cameroun pour l’Épargne et le Crédit |
| 5 | Commercial Bank of Cameroun |
| 6 | Crédit Foncier du Cameroun |
| 7 | Citibank N.A. Cameroun |
| 8 | Crédit Agricole du Cameroun (Crédit Lyonnais) |
| 9 | Ecobank Cameroun SA |
| 10 | Société Générale de Banques au Cameroun |
| 11 | Standard Chartered Bank Cameroun |
| 12 | National Financial Crédit BANK |
| 13 | United Bank For Africa |
| 14 | Banque Atlantique du Cameroun |
| 15 | BGFICAMEROUN |
2- Tchad (8)
| 1 | Banque Agricole et Commerciale (Ex BAST) |
| 2 | Banque Commerciale du Chari |
| 3 | Ecobank Tchad (ex. BIAT) |
| 4 | Banque Sahélo Saharienne pour l’investissement et le Commerce |
| 5 | Commercial Bank Tchad |
| 6 | Financial Bank Tchad |
| 7 | Société Générale Tchadienne de Banque |
| 8 | UNITED Bank for Africa Tchad |
3- République Centrafricaine (4)
| 1 | Ecobank CF ( ex. BICA) |
| 2 | Banque Populaire Marocco – Centrafricaine |
| 3 | Commercial Bank Centrafrique (C.B.CA.) |
| 4 | Banq sahélienne pour le commerce |
4- Congo-Brazzaville (9)
| 1 | Société des postes et de l’épargne du Congo |
| 2 | BGFIBANK CONGO |
| 3 | Crédit Agricole Crédit du Congo |
| 4 | La Congolaise de Banque |
| 5 | Mutuelle Congolaise d’épargne et de crédit |
| 6 | Banque Commerciale Internationale |
| 7 | ECOBANK CONGO |
| 8 | BANQUE CONGOLAISE DE L’HABITAT |
| 9 | UBA CONGO |
5- Gabon (9)
| 1 | Banque Gabonaise de Développement |
| 2 | BGFIBANK GABON |
| 3 | Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du GABON |
| 4 | Citibank Gabon |
| 5 | Financial Bank Gabon |
| 6 | UGB (Union Gabonaise des Banques) |
| 7 | Banque de l’Habitat du Gabon |
| 8 | ECO Bank Gabon |
| 9 | UBA GABON (United Bank of Africa) |
6- Guinée Equatoriale (4)
| 1 | BGFI Guinée Équatoriale |
| 2 | CCEIBANK Guinée Équatoriale |
| 3 | Société Générale GQ |
| 4 | BANCO NATIONALE GUINEA ECUATORIAL |
Le franc CFA sera t-il dévalué dès le 1er janvier 2012?
6 décembre 2011
Voilà une question que m’a posé un ami alors que nous étions entrain de prendre un petit déjeuner tranquille dans un café du quartier. Cette question m’a pris à l’improviste, car totalement inattendue. J’ai avalé un peu rapidement le peu de liquide qui me restait dans la tasse pour rassembler mes idées et lui donner une réponse aussi simple que possible.
Pour gagner un peu de temps de reflexion, je lui demandé pourquoi il posait cette question. C’est là qu’il m’a fait comprendre que cette possibilité est de plus en plus évoqué, surtout par une certaine presse aussi africaine que française.
Ma réponse a été sans embage: NON! le france CFA ne sera pas dévalué en janvier 2012. Car il n’y a aucune justification “technique” pour que ce soit le cas. Pour faire simple, je rappelle les raisons principales qui ont motivé la dévaluation de janvier 1994:
* Les comptes d’opérations des pays utilisant le franc CFA étaient déficitaires dans les livres du Trésor Français.
* Le taux de couverture extérieure de la monnaie (taux de couverture des engagements à vue par les avoirs extérieurs bruts) était dévenu inférieur au minimum autorisé de 20%.
Sur ces deux critères, la situation actuelle est totalement différente: les comptes d’opérations sont largement créditrices et le taux de couverture extérieure tourne autour de 100%. Ces deux critères sont la conséquence financière des situations économiques des pays utilsant cette monnaie. Et tout le monde pourrait se rappeler de la situation catastrophique dans laquelle se trouvait la plus part des pays, comparée à aujourd’hui.
Pour ces deux raisons, il n’y a pas lieu de penser à une dévaluation.
Cependant, d’autres critères pourraient entrer en jeu, tels les enjeux géostratégiques ou des considérations économiques de long terme, qui n’ont jamais sérieusement été envisagées. Mais ce n’est pas mon propos ici. Je n’ignore pas les difficultés économqiues en Europe, et dans d’autres pays.
Je réitère que dans les conditions actuelles, la dévaluation du F CFA n’est envisagée. C’est la réponse à la question.
Je noterai que ma position sur l’ancrage du F CFA à l’euro n’a pas changé depuis la publication du billet ci-dessous en octobre 2007:
http://azojeca07.wordpress.com/2007/10/09/la-parite-e-f-cfa-pose-t-il-probleme/
Je crois avoir convaincu mon ami à 50%. Quand je lui ai demandé pourquoi seulement à moitié, il m’a demandé si ladécision de dévaluer était entièrement prise par les Africains et dans l’intérêt des seuls Africains. A cette réflexion, je lui ai dit qu’il auvrait là un autre chantier, plus vaste et plus large que la simple question à une préoccupation ponctuelle.
C’est vendredi 05 août 2011 que la bombe a été lâchée par S&P: elle a annoncé la baisse de la note de la dette souveraine américaine de la très convoitée AAA à AA+. Comme si cela ne suffisait pas, l’agence de notation a indiquée qu’elle mettait la dette américaine dans une perspective négative.
C’est une nouvelle à couper le souffle. Comment la première puissance économique et militaire du monde peut voir sa signature dégradée par une agence de notation privée? Du coup, les critiques ont fusé, en commençant par le Trésor américain, qui a mis en doute les chiffres sur lesquels S&P s’est basé: une erreur d’environ 2.000 milliards de dollars US. Erreur reconnue par S&P qui a tout de suite indiquée que son évaluation tenait plus compte du risque politique que sur les fondamentaux économiques. Encore que…
Tous les pays en dévellopés ont annoncé leur soutien à Washington, à l’exception notable de la Chine qui en a profité pour égratigner Uncle Sam en lui demandant de ne pas vivre au dessus de ses moyens. Réaction tout aussi plus politique qu’économique.
1- Quelques rappels
Les Etats Unis font face à ce qu’on appelle en économie les déficits jumeaux: déficit de la balance commerciale et déficit budgétaire.
Le déficit de la balance commerciale n’inquiète pas les USA, car étant émettrice de la monnaie de transactions internationales et réserve de valeur pour la majorité des pays du monde, il n’y a pas de risque de crise de la balance des paiements. Simplement dit, les USA n’auront jamais un problème de devises étrangères pour payer à l’étranger. Donc le problème de déficit commercial a simplement un impact sur l’économie réelle. Achetant plus les biens produits à l’étranger (majoritairement en Chine), le pays n’arrive pas à vendre davantage les biens produits sur son sol à l’étranger. Les emplois se raréfient, le chômage grimpe et la consommation baisse, plombant la croissance.
Pour soutenir certains secteurs de l’économie tout en même temps finançant certains programmes sociaux, l’Etat est obligé d’intervenir financièrement, creusant du même coup le déficit budgétaire. Jsuqu’alors, l’Etat émettait des obligations qui étaient acheté par les étrangers (les Chinois surtout) et les intérêts servis sur cette dette était moins chère. Les USA étant crédibles, on ne doute pas qu’ils puissent rembourser un jour. D’où la notation de AAA sur la signature de l’Etat américain. Jusqu’au 05/08/11.
2- Qu’est ce qui est l’element déclencheur
C’est l’election de Brack Obama à la Maison Blanche qui est, à notre avis, à l’origine de cette perte de confiance en la capacité des USA à honorer leurs engagements. L’atitude du Congrès pour le relèvement du plafond de la dette est le reflet flagrant du mépris des Républicains pour celui qu’ils qualifient de Noir!
La montée en puissance des Tea Party est la conséquence de ce sentiment latent chez les adultes américains.
Car comment comprendre que cela Clinton a fait sans problème, et que Bush a réalisé sans souci fassent autant de bruit? Le relèvement du plafond de la dette s’est toujours effectué sans anicroche. Cela n’a pas été le cas cette fois: voilà le résultat!
S&P a indiqué que bien que la dette à long terme des USA était dans une trajectoire inquiétante, ce n’est pas cela qui le véritable problème. Car selon cette agence, si le relèvement du plafond commence à poser problème aujourd’hui, il pourra bien arrivé un jour où les deux parties politiques (Démocrates et Républicains) ne font pas s’entendre et ce sera le défaut de paiement. C’est ce qui a risqué se passé si les deux parties ne s’entendaient avant le 02 août 2011.
3- Quelques conséquences
La première conséquence est que les USA doivent descendre de leur piédestal. Ils doivent faire face aux vrais problèmes de leur économie, qui est en perte de vitesse.
La deuxième conséquence est que le monde est entrain de se rendre compte qu’elle est hyperdépendante des USA. A l’heure actuelle, il n’y a aucune alternative crédible au dollar américain, encore mois aux Bons du Trésor Américains.
La troisième conséquence est la prise de conscience des Européens sur le rôle qu’ils ont à jouer sur l’échiquier économique mondial. Que l’Allamagne mette un peu de côté ses leçons de moral pour aider les pays européens en difficultés. Ce n’est pas le moment de donner les leçons de rigueur budgétaire aux pays laxistes (PIIGS). L’euro devrait être une alternative, mais ce n’est pas encore le cas.
4- Quelques leçons
Le dollar américain a encore de beaux jours devant lui. Une monnaie internationale ne se décrète pas. Ce sont les réalités économiques qui priment. Le dollar US représente environ les 2/3 des réserves mondiales. Il represente la même proportion comme monnaie de facturation des transactions internationales. Certes, l’euro monte en puissance. Mais la récente crise de la dette souveraine des pays européens a mis du bémol sur l’espoir placé en cette monnaie.
Le yuan chinois, bien que progressant dans les transactions entre la Chine et d’autres pays du Tiers Monde, n’a ni l’ossature, ni les qualités d’une monnaie pouvant remplacer le dollar.
Le dollar US est une monnaie certes, mais c’est aussi une économie et une culture. Une économie diversifiée, capable de rebondir à tout moment. Une économie qui attire les meilleurs dans le monde entier avec une politique d’immigration plus favorable.
C’est aussi une culture de consommation, de vie par l’endettement, donc de création de la monnaie. On ne devient pas une monnaie internationale avec une population qui épargne à outrance. Comment le marché international de cette devise sera t-elle approvisionné s’il n’y aps création monnaie au niveau national?
En somme, cette étape est une tornade dans un verre d’eau. Il n’y a pas d’alternative ni pour les bons du Trésor américain, ni pour le dollar. Dans quelques mois, ce sera du business as usual. Parions que S&P va revenir sur sa décision dans moins de six moins. Mais au moins, les USA et le monde aura peut-être compris qu’on ne met pas tous ses oeufs dans un même panier.
A t-on vraiement le choix. Lait’s wait ans see.
Infos personnelles (2)
28 août 2010
Bonjour,
Mon projet de fin de formation consiste à créer un forum sur internet.
Voici à quoi ça ressemble: http://www.emiage.infopluseco.net
Je travaille actuellement sur les panneaux d’administration du forum, qui sont de loin les parties les plus complexes.
Ces parties là absorbent énormément mon temps. Il faut noter que je fais tout ceci après le boulot et les week-end.
Entre temps, afin de faire des tests en réel et en ligne, j’ai acheté un nom de domaine, et créé en même temps un site internet.
L’adresse est la suivante: http://www.infopluseco.net
Le contenu est le même que celui du projet de fin de formation. Il changera de temps en temps dès que j’ai une minute à part.
En gros, je vais y mettre toute ma petite expérience en informatique et mes connaissances en économie, afin d’aider ceux qui souhaitent ajouter un plus dans chacun de ces domaines. D’où le nom du site: INFO + ECO (infopluseco.net). Informatique plus économie.
Ce n’est pas terrible comme nom, mais c’est ce que j’ai pu trouver.
Merci pour vos visites, et j’espère que le contenu du site satisfera plus d’une personne.
A bientôt.