Et si la Grèce faisait faillite?
9 février, 2010
Ce n’est plus un secret pour personne: la Grèce connaît de graves difficultés financières. Elle tend vers l’incapacité d’honorer ses engagements. Selon The Financial Times du 08/02/10, les engagements de ce pays pour l’année 2010 s’élève à € 55 milliards (F CFA 36 000 milliards). Plus de la moitié de ce montant est exigible avant le mois de mai 2010, auquel il faut ajouter près de € 17 milliards d’intérêts sur sa dette à long terme.
Il est reproché à la Grèce d’avoir constamment manipulé les chiffres de sa dette, d’avoir un secteur public corrompu, d’avoir des contribuables qui ont trouvé les moyens de contourner le paiement des impôts, et surtout d’avoir une forte majorité de créanciers extérieurs. Tous les ingrédients sont réunis pour que la Grèce ne puisse pas honorer ses engagements à temps. Alors qu’adviendra t-il si la Grèce faisait réellement défaut (si elle tombait en faillite)?
- La Grèce peut être secourue par les pays partageant l’euro, au premier rang desquels la France et l’Allemagne;
- Elle peut être mise sous tutelle financière du FMI;
- Elle peut faire appel à la Chine, moyennant la prise de participation chinoise dans certaines banques stratégiques;
- La Grèce peut obtenir de ses créanciers un report des échéances: possibilité la plus catastrophique.
Toutes ces possibilités ne sont pas de bonne augure, ni pour la Grèce, ni pour les européens, ni pour la crédibilité de la monnaie unique européenne.
Une chose est certaine, l’euro va perdre de la valeur face au dollar américain. Notons que le 08/02/10, les traders ont misé pour $ 8 milliards contre l’euro.
Une bonne nouvelle (à priori) pour les pays de la Zone Franc: une baisse de la valeur de l’euro par rapport au dollar est une bonne nouvelle pour le F CFA, dont la parité est de 1€ pour 655,957 F CFA.
Depuis le début de l’année 2010, le problème de l’endettement des Etats se pose avec de plus en plus d’acuité. En effet, lors de la crise financière qui a éclaté en fin 2008, les Etats ont décidé de voler au secours des banques et de soutenir l’activité économique dans son ensemble. Ces interventions ont creusé encore davantage les déficits publics qui traînaient déjà depuis quelques années.
La Grèce a été le déclencheur du risque de défaut de la dette souveraine (dette publique d’un Etat). Le Portugal et l’Espagne se sont ajoutés à la liste des pays européens ayant en commun l’usage de l’euro. Les inquiétudes sont devenues très persistantes de voir la Grèce sortir de l’euro. Une perspective qui n’est bonne pour la zone euro. Sa crédibilité en pâtirait. Il est donc question pour nous de nous interroger sur l’impact de cette situation sur la Zone Franc en général et la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) en particulier.
Nous pouvons identifier des effets en fonction de l’évolution positive ou négative de la situation.
1- Les Etats fragiles ne font pas défaut sur leur dette
Dans un contexte où les Etats menacés ne font pas défaut, la monnaie européenne va tout de même se déprécier par rapport aux autres grandes monnaies, au premier rang desquelles, le dollar américain. Toute dépréciation de l’euro vis-à-vis du dollar rend compétitives les exportations de la Zone Franc (qui sont libellés en dollars). Ce qui se traduirait par une croissance des recettes d’exportations.
Mais l’impact sur les prix intérieurs est limité dans les pays où les produits importés (de consommation) le sont plus euro qu’en dollar. En effet, si les importations de la Zone Franc étaient libellées en dollar, les prix augmenteraient et entraîneraient une inflation dite importée (en fonction de l’importance de ces prix dans le panier des produits comptant pour le calcul de l’indice des prix à la consommation).
Pareillement les pays importateurs de pétrole souffriraient si leur facture énergétique augmente. Au final, la situation serait différente en fonction de la structure économique des pays. Car, pour les pays exportant les produits en dollar, dont les importations sont majoritairement en dollar (pétrole). Il n’y aurait quasiment pas d’effets. Mais pour les pays exportant en dollar, mais important en euro, ils bénéficieraient de la dépréciation de l’euro par rapport au dollar.
2- Dégradation de la situation d’endettement des pays européens
Si certains Etats européens faisaient un défaut de paiement sur leur dette, la zone euro serait dangereusement menacée. La première conséquence serait une forte dépréciation de l’euro par rapport au dollar. Dans ce cas, les effets énoncés dans la section précédente seraient exacerbés. Les effets positifs le seraient davantage et les effets négatifs s’empireraient.
En outre, l’avenir de la Zone Franc et le franc CFA se reposerait. Il est important que les pays de cette zone réfléchissent déjà sur les différents scénarii de sortie du F CFA. L’utilisation de cette monnaie en Afrique Francophone n’est une solution idéale pour le long terme. Dans tous les cas, les conditions de fonctionnement actuel de cette monnaie devraient revue. Il serait fortement envisageable de fonctionner avec une monnaie sans le parapluie de la France. En plus, la fixité du taux de change en une seule monnaie ne serait pas optimale pour nos économies dépendantes des matières premières dont les prix se fixent hors du continent. Le sujet est assez sérieux. Nous ne faisons qu’ébaucher quelques pistes.
Une chose est certaine, le débat sur l’avenir du Franc CFA doit être ouvert et discuté très sérieusement.
En conclusion, les pays de la Zone Franc ont un gain à voir l’euro se déprécié par rapport au dollar. Il vaudrait mieux pour les pays sous-développés (Zone Franc) d’avoir une monnaie faible, que de vivre dans une illusion (suicidaire) d’une monnaie forte comme l’euro (et par ricochet le franc CFA, dont la parité fixe avec l’euro est de 1€=655,957 FCFA).
Evolution des taux de change: explication simplifiée
2 février, 2010
Les taux de change évoluent en fonction de plusieurs éléments:
- la situation économique du pays émetteur de la monnaie;
- les perspectives de gain dans le marché financier du pays émetteur;
- la spéculation pure et simple.
En premier lieu, au 02 février 2010, le dollar a repris un peu de valeur par rapport à l’euro, pour deux raisons conjuguées:
- les perspectives économiques sont meilleures aux USA. Le Produit intérieur brut américain s’est accru au 4ème trimestre de 1% de plus que prévu (de 4,7 à 5,7%).
- Les craintes sur l’avenir de la Zone euro avec les pays tels la Grèce et l’Espagne(et dans une certaine mesure l’Irlande et le Portugal) qui connaissent des déficits publics inquiétants.
En second lieu, les marchés financiers de certains pays émergents tels que le Brésil ou l’Inde ont attiré des capitaux importants parce que les indices boursiers de ces pays progressaient chaque jour. Les capitaux ont accouru dans ces pays,provoquant une appréciation de leur monnaie. Le Brésil a dû imposer une taxe à l’entrée des capitaux pour décourager certains investisseurs avides de gain.
Enfin, certains investisseurs achètent des dévises quand elles sont au plus bas pour les revendre quand elles prennent de la valeur.
Prenons un investisseur qui dispose de 100€. le 22/01/10, sur le marché de change, 1€ = 1,42$. Il achète les dollars ce jour là et se retrouve avec 1,42*100 = 142$.
Le 29/01/10, le dollar prend de la valeur et le taux de change est de 1€ = 1,38$. Notre investisseur décide d’acheter les euros. Il veut 100 €. Les 100€ lui reviendront à 1,38*100 = 138$. Notre investisseur se retrouve avec les 100 € dont il disposait le 22 janvier. Mais il est resté avec un gain de 142 – 138 = 4$. Car il avait 148$, il n’a dépensé que 138$ pour avoir les mêmes 100€. C’est de la spéculation.
Notons qu’il aurait aussi pu perdre de l’argent si le dollar avait continué à baisser. Dans ce cas, soit il limite les pertes en revendant rapidement avant qu’il ne soit trop tard. Soit il continue à espérer et il boit la coupe jusqu’à la lie.
Sachez que c’est par ce mécanisme de la spéculation que le milliardaire (devenu philanthrope) Georges SOROS s’est enrichi en 1992, en spéculant contre la livre sterling.
Que sont les BRICs?
2 février, 2010
1- Les BRICs?
Les BRICs sont les nouveaux pays en développement rapides: Brésil, Russie, Inde, Chine. D’où l’acronyme de BRIC.
Ce sont les pays qui sont à mi-chemin entre les pays développés et les pays sous-développés.
2- Que représentent-ils?
En 1980, ces quatre (4) pays représentaient 13% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial. En 2010, ils pèsent 24% du PIB mondial, soit une progression de 11% en 30 ans.
Par comparaison, les 7 pays les plus industrialisés du monde (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande Bretagne, Canada, Italie) représentaient 51% en 1980, ils ne pèsent que 40% en 2010, soit une régression de 11% en 30 ans.
NB: Les chiffres sont du FMI (Fond Monétaire International).
Un Etat peut-il faire faillite?
1 février, 2010
Les nouvelles ne sont pas bonnes pour les États. Les budgets publics ont pris du volume. Les marchés sont inquiets de la capacité des États à honorer leur signature. Que s’est-il passé? Pourquoi en est-on arrivé là? Les États peuvent-ils faire faillite?
Tout a commencé (ou presque) avec la crise des subprimes née aux USA en fin 2008. Les débiteurs des banques sont incapables de rembourser leurs dettes. Les banques étant reliées entre elles par les prêts qu’elles se font, elles commencent à avoir des difficultés d’honorer leurs engagements réciproques. C’est la crise des subprimes! En fait les banques ont donné des prêts aux clients peu solvables, et ont récupéré au passage des primes plus élevées pour le surcroît de risque pris. Quand on mettait les crédits en place, ce que les banquiers n’expliquaient pas aux débiteurs c’est que les mensualités allaient augmenter au fil des mois, au gré du tableau d’amortissement et des taux d’intérêt de la Réserve Fédérale (la Banque Centrale Américaine).
Ces risques pris par les banques prêteuses étaient ensuite vendues à d’autres banques. Quand la crise éclate, aucune banque ne fait confiance en l’autre. Car nul ne sait le degré d’exposition de l’autre. Si la banque A prête à la banque B, la banque A ne sait pas si à terme (dans un mois ou deux) elle rentrera en possession de son dû. C’est donc la crise de confiance qui a fait naître la crise financière. Les banques ne se prêtant plus entre elles, la banque centrale était obligé ed’intervenir pour apporter des liquidités sur le marché interbancaire, en permettant aux banques de venir emprunter chez elle, contre les actifs adossés sur les crédits hypothécaires (crédits dits pourris).
Entre temps, les deux principales sociétés étatiques qui géraient ces crédits immobiliers au premier chef sont au bord de la faillite (Fannie Mae et Freddie Mac). L’État est obligé d’intervenir pour ne pas laisser tout le système s’effondrer. Le même État intervient pour sauver les banques et les compagnies d’assurances. La facture est lourde. Aujourd’hui (01/02/10), le déficit budgétaire américain est de l’ordre $1.600 milliards, soit près de 10,6% du PIB (produit intérieur brut).
Ce scenario s’est répété dans la plupart des pays où les États ont été obligés d’intervenir en mettant l’argent public à la disposition des entreprises privées, quasi-privées ou publiques. Les déficits publics se sont creusés. A ce jour, les marchés financiers, qui ont été sauvés par l’argent public, sont en passe de punir les États dont les déficits sont jugés trop élevés!
C’est la situation des pays tels que la Grèce, l’Espagne, le Portugal ou l’Irlande. La situation de la Grèce est beaucoup plus désespérante, puis que la prime de risque sur les oblations de l’État Grec est de près de 4% plus élevée que les obligations de l’État allemand (la référence). La Grèce refuse d’accepter l’aide du Fond Monétaire International. La semaine dernière, on évoquait la Chine pour racheter la dette grecque. Là aussi, le pays n’a pas confirmé les rumeurs. L’Union européenne, bien que réaffirmant son principe de ne pas secourir un pays en détresse, se tient tout de même prête à donner un coup de main aux grecs au cas où. Cependant, elle demande à l’État grec de mettre des mesures crédibles en œuvre pour réduire son déficit qui est situé à près de 12% du PIB, encore que les chiffres sont douteux.
D’où notre question: Un État peut-il tomber en faillite? Oui! s’il n’arrive plus à payer ses dettes à temps. Elle est déclarée en faillite. Dans un tel cas, sa signature est dégradée. Il doit payer plus cher quand il veut emprunter sur le marché financier (s’il y a encore accès).
Mais un État n’ira jamais en prison (physique). On le met dans une prison virtuelle. Il n’accède plus au marché. Il n’est plus crédible.
Afin d’éviter que ces cas n’arrivent, il vaut mieux être prudent dans les dépenses pendant les périodes de vache grasse, afin d’éviter de tomber dans l’abîme dans les périodes de vaches maigres. Il est à noter que les grands pays n’ont pas le même niveau de contraintes que les petits pays, bien qu’en ce moment, tout le monde est menacé, y compris les États-Unis (à qui la Chine a demandé de mettre de l’ordre dans ses finances publiques).
Obama déclare la guerre à Wall Street
22 janvier, 2010
En décidant hier de reformer les plus grandes banques, le président des Etats Unis a fait une déclaration que Wall Street a considéré comme la guerre. La bourse a immédiatement chuté. Mais le président américain n’est pas impressionné par cette réaction.
En gros, il est reproché aux (grandes) banques américaines d’avoir pris trop d’ampleurs, au point d’être trop grosse pour faire faillite (too big to fail). L’État américain se trouve prisonnière de ces grosses structures qui peuvent faire la pluie et le beau temps. Quand elles éternuent, l’économie toute entière attrape le rhume.
« Les Américains sont pris en otage par les banques de Wall Street « , a déclaré le président américain. Il est donc question que les grosses banques diminuent leurs activités, en se spécialisant dans certains métiers: banques d’investissement, banques d’affaires, banques de détail, etc. pour avoir des tailles convenables. Ceci les rendrait mieux gérables. Et les prises de risques seront moins grandes. Car elles sauront que si elles se gèrent mal, elles feront faillite. L’Etat ne sera plus là pour les sauver.
Il est à rappeler que la crise économique actuelle est le résultat des prises de risques excessifs des banques à Wall Street, dont le crédo était que l’Etat ne les laisserait jamais tomber, car leur taille causerait un crise systémique (effondrement de tout le système bancaire). D’où les plans de sauvetage qui ont été élaborés pour éviter la faillite totale du système financier américain.
Cette prise de position est tellement pertinente que certains analystes pensent que la crise financière s’est aggravée quand le Trésor américain a décidé de laisser tomber Lheman Brothers.
Reste maintenant à savoir si la réforme ira jusqu’au bout. Car M. Obama est accusé de céder au populisme, après la défaite des démocrates dans l’État de Massachussets. Let’s wait and see what will happen (Attendons voir ce qui va arriver).
Limitation des mandats des directeurs des banques (Nigéria)
22 janvier, 2010
La Banque Centrale du Nigeria a décidé de limiter à dix (10) ans le nombre d’années passé par un directeur de banque (secondaire). Cette mesure vise à éviter des prises de risques excessifs de certains responsables dont la longévité donne l’impression qu’ils sont des supermans.
Ubuntu: commander le CD de la version 9.10
21 janvier, 2010
En octobre 2009, j’ai décidé de mettre sous ubuntu. Je suis allé sur le site officiel et j’ai passé ma commande: cliquez ici .
J’ai cependant téléchargé une copie sur Internet, dans ce lien: ici . Ce qui m’a permis de démarrer. Je vous expliquerai en détail les étapes de cette nouvelle aventure dans l’univers du logiciel libre.
Bon courage.
L’Etat et les marchés: je te soutiens, tu me tiens.
21 janvier, 2010
La crise financière qui a frappé les pays développés (puis les pays en developpement) en fin 2008 a fait apparaitre un phénomène nouveau: le retour en force de l’intervention de l’Etat. Pourtant, la mondialisation a conforté les libéraux (néo-classiques pour qui le marché est roi) dans l’acception que l’Etat devait être réduite à des tâches régaliennes. Et que son interventionnisme était nocif pour le bon fonctionnment des marchés. L’Etat était irrationnel et les marchés plus rationnels!
Selon les libéraux, les marchés sont efficients. Ils s’adaptent rapidement et les équilibres sont maintenus, car l’information est parfaite, disponible et sans coût. Les anticipations des agents économiques sont rationnels. Comment dans ce contexte, la crise a-t-elle pu arriver. La vérité est que les marchés sont loin d’être parfaits. Dans des situations de désequilibres, l’Etat est obligé d’intervenir, pour sauver les marchés d’un effondrement total. Cela a été le cas avec les marchés financiers. Sans intervention publique, on aurait connu le chaos.
L’Etat a donc dû intervenir pour retablir la confiance dans les marchés financiers. Cette intervention est apparue nécessaire alors que l’économie réelle était déjà contaminée. Est apparu alos ce que nomme l’ »Effet de ciseaux« . D’une part, la baisse de l’activité, les difficultés des entreprises et les menages ont diminué les recettes fiscales attendues. D’autre part, les coûts des plans de sauvetage du secteur financier et de relance ont creusé les déficits publics (plus de € 5000 milliards pour 2009 pour les pays du G20, selon les chiffres du journal Le Monde).
Le dogme de l’équilibre budgétaire à tout pris, chèr aux libéraux, a été mis entre parenthèses. La dette publique de plusieurs Etats est monté en flèche. Au point où on craint, pour certains pays(la Grèce par exemple), le risque de défaut de paiement . Les marchés, ayant repris leur esprit, veulent sanctionner tous les Etats dont la dette publique est insoutenable, en relevant la prime de risques sur tous les titres portant leur signature.
Voilà dont la recompense obtenue par les Etats! Ils sauvent les marchés de la banqueroute. Les marchés reprennent du service, et reprochent aux Etats d’avoir des dettes trop élevése. Que comprendre dans tout ceci?
L’Etat restera toujours le dernier rempart de l’activité économique. C’est dommage que le Fond Monétaire International (FMI) soit tellement dogmatique à ce sujet, qu’elle conseille systématiquement aux pays ayant recours à elle de « restructurer » leurs économies, avec moins d’Etat dans la sphère économique. Ce ne sont que les pays fragiles qui ont recours au FMI, et qui sont donc obligés d’adopter la potion amère de cette institution. Le problème de l’Etat, ce sont ceux qui sont censés la representer. Ce n’est pas l’Etat en lui même qui fait défaut. Avec une bonne gouvernance, les Etats pauvres devraient avoir des structures publiques assez fortes pour impulser les axes de développement. Internet n’aurait jamais pris une telle ampleur si le gourvernement américain n’y avait pas investi. Et des exemples abondent: les tigres d’Asie du Sud-Est, la Tunisie, etc.
Mais le débat est loin d’être clos sur le rôle de l’Etat dans une économie, surtout sous-developpé. Nous pensons que ce rôle doit être renforcé, et non le contraire.
Etas ou marchés? Les deux, avec l’avantage à l’Etat!
Record des réserves de change de la Chine
19 janvier, 2010
La Banque Centrale de Chine a annoncé vendredi, 15 janvier 2010, qu’elle detenait un montant de reserves de change de $ 2 399 milliards (soit F CFA 1 200 000 milliards). La chine est ainsi le premier pays au monde à disposer de cet important trésor de guerre.
Cette situation pose quelques problèmes:
1- (Au reste du monde) Sa monnaie reste sous évaluée artificiellement, par rapport aux autres ggrandes dévises (€, yen, etc). Car normalement, cette abondance aurait dû s’accompagner par une réévaluation de sa monnaie (le yuan). Mais les autorités chinoises en ont fait un point d’honneur de ne céder à aucune pression extérieure sur la valeur de sa monnaie. Ceci booste leurs exportations, tout en penalisant les importations dans le pays.
2- (pour la Chine) l’inflation ne tardera pas à pointer à l’horizon dans l’économie chinoise. Ce qui aura pour conséquence de rendre les produits chinois un plus chèr à l’extérieur, diminuant par là même ses exportations, et par ricochet les reserves extérieurs.
C’est d’ailleurs pour cette raison que les autorités ont imposé des réserves obligatoires plus importantes aux banques secondaires, pour diminuer les quantités de liquidité en circulation, par la réduction des crédits à l’économie.
Faut il le rappeler, la Chine est devenue le premier exportateur mondial, devant l’Allemagne. En outre, elle est en passe de devenir la deuxième puissance économique mondiale devant le Japon.
Le souhait des Africains est que la coopération chinoise puisse être bénéfique à l’Afrique, en termes de transfert de technologie. Mais les Africains sauront-ils saisir cette occasion? Rien n’est moins sûr. Mais l’espoir est permis.