La BEAC baisse son taux directeur
10 juillet, 2009
A l’issue de sa 2è réunion ordinaire de cette année 2009, le 29 juin, le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la BEAC a décidé de baisser le loyer de l’argent de 25 points de base. Le taux directeur, taux des appels d’offres positif (TIAO) , est passé de 4,50% à 4,25%.
Le CPM prévoit une baisse de la croissance économique dans la sous-région CEMAC (Communauté économique et monétare de l’Afrique Centrale). Son taux de croissance passera de 4% en 2008 à 2,1% en 2009. Eu égard à la baisse des tensions inflationnistes dans la sous région, en relation avec le reflux des prix mondiaux, le CPM a estimé qu’il avait une marge de manoeuvre pour détendre sa politique monétaire.
Baisse du taux directeur de la BCE
8 mai, 2009
Le 07/04/09, la Banque Centrale Européenne (BCE) a décidé de ramener son taux directeur à son plus bas niveau historique. Il est passé de 1,25% à 1%, soit une baisse de 25 points de base.
Baisse du taux directeur de la BCE
13 avril, 2009
Le jeudi 02 avril 2009, la BCE a revu à la baisse son taux directeur. Il est passé de 1,50% à 1,25%, soit 25 points de base.
La BEAC baisse son taux directeur
25 mars, 2009
Comme il fallait s’y attendre, le Comité de politique monétaire (CPM) de la BEAC a baissé son taux directeur de 25 points de base, le 23 mars 2009. Le Taux des appels d’offres positifs (TIAO) est passé de 4,75% à 4,50%. Cette baisse intervient après celle de la BCE il y a quelques semaines.
Le CPM a revu à la baisse les prévisions de croissance de la CEMAC qui se situeraient à 4,4%. Il constate la progression des tensions inflationnistes qui pointent à 6% en 2008, alors que le taux d’inflation était de 1,6% en 2007.
Nous osons espérer que ces mesures auront des effets à moyen terme, leur efficacité à court terme étant quasi-nul.
Baisse des taux directeurs à la BCE et à la BoE
11 mars, 2009
La Banque Centrale Européenne (BCE) et la Bank of England (BoE) ont baissé, jeudi 05 mars 2009, leur principal taux directeur de 50 points de base chacune. Le taux directeur de BCE passe de 2% à 1,50%, son plus bas niveau depuis sa création il y a dix ans. Quant à la BoE, son taux directeur est passé de 1% à 0,5%. En outre, elle s’est dite prete à faire fonctionner la planche à billets à concurrence de 75 millions de livres sterling, par le rachat des titres du trésor britannique.
Ce mouvement vers la baisse des taux confirme la recession dans les économies occidentales. La politique monétaire est donc mise à contribution pour essayer de stopper la spirale recessionniste.
A la BEAC, les mouvements de taux de la BCE sont d’une importance particulière à double titre. Dans un premier temps, la BEAC doit toujours s’assurer qu’elle a un différentiel de taux favorable à sa zone, par rapport à la BCE. Donc, le taux directeur de la BEAC doit toujours rester plus elévé que celui de la BCE. En deuxième lieu, le changement de taux directeur de la BCE s’accompagne très souvent du mouvement du taux de prêt marginal au jour le jour, taux auquel le compte d’opérations est remunéré. Toute baisse de ce taux entraine une reduction des intérêts reçus de la BEAC sur ses avoirs extérieurs déposés dans son compte au Trésor français.
Par ailleurs, le Comité de Politique Monétaire de la BEAC devra se réunir pour juger de l’opportunité ou non de changer à son tour le taux directeur de la zone. Il est désormais établi que la sous région BEAC ne sera pas à l’abri de la crise mondiale actuelle. Les autorités monétaires devraient donc accompagnés les pouvoirs publics à amortir le choc extérieur.
La BCE baisse son taux directeur
16 janvier, 2009
La Banque Centrale Européenne (BCE) a baissé son principal taux directeur hier 15 janvier 2009 de 50 points de base, le faisant passer de 2,50% à 2%.
Cette baisse intervient au moment où le taux d’inflation européen est au plus bas (proche de 2%), dans un contexte de baisse continue des prix du baril de pétrole, des taux zéro aux Etats Unis, et de la morosité économique en Europe.
Il faudra s’entendre à un ajustement à la baisse des taux de la BEAC dans les prochains jours. Car faut-il le rappeler, l’arrimage monétaire du Franc CFA à l’euro a alliené la politique monétaire de la BEAC vis-à-vis de celle de la BCE. Par ailleurs, les mêmes causes produisent quasiment les mêmes effets. La baisse du prix du baril se répercutent à la pompe dans certains pays de la CEMAC, rendant moins criardes les tensions inflationnistes. En outre, l’Europe étant le principal fournisseur des pays de la CEMAC, la désinflation observée dans cette région s’importe dans la sous-region. En conclusion, un ajustement à la baisse des taux est meilleur pour l’économie, même si ce canal de transmission de la politique monétaire ne semble pas focntionner à fond dans la zone CEMAC.
Il est à espérer que les mesures prises par la BCE permettront d’éviter une contraction durable de l’activité dans la zone Europe. Il y va aussi de l’intérêt des pays de la CEMAC (pour leurs exportations dans cette zone).
Baisse du taux directeur de la BEAC
24 décembre, 2008
Le 16 décembre 2008, le Comité de Politique monétaire de la BEAC a décidé de baisser le taux directeur (Taux d’Intérêt des Appels d’Offres – TIAO) de 75 points de base, de 5,5% à 4,75%. Ceci est fait dans la mouvance des baisses opérées par les principales banques centrales dans le monde.
Cette baisse obéit à la logique des tensions inflationnistes moins fortes (baisse des prix des hydrocarbures) et de la jugulation de la baisse de l’activité économique dans la CEMAC.
CEMAC: les banquiers se concertent
18 novembre, 2008
1ère réunion annuelle de concertation
avec la profession bancaire et Financière
(Douala, le 30 octobre 2008)
COMMUNIQUE FINAL
La première réunion de concertation de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) avec la profession bancaire et financière s’est tenue le 30 octobre 2008, à l’Hotel Sawa de Douala (Cameroun), sous la présidence de Monsieur Philibert ANDZEMBE, Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et Président de la COBAC. Ont pris part à cette rencontre, le Vice-Gouverneur de la BEAC et Président suppléant de la COBAC, les Directeurs Généraux et Directeurs Généraux Adjoints des établissements de crédit de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et les responsables de la BEAC et du Secrétariat Général de la COBAC.
La réunion, dont les thèmes principaux à l’ordre du jour ont porté sur le traitement prudentiel des titres publics, le projet d’émission de titres publics à souscription libre et la crise financière internationale et ses implications pour les banques de la CEMAC, s’est ouverte par un propos introductif du Président de la COBAC et Gouverneur de la BEAC. Monsieur Philibert ANDZEMBE a invité les établissements de crédit à renforcer leurs fonds propres et rappelé aux dirigeants la nécessité d’une bonne maîtrise des risques. Il a annoncé que la COBAC a reçu compétence d’harmoniser et de fixer le capital minimum des établissements de crédit et fait part du lancement prochain par les Etats de la CEMAC des titres publics à souscription libre.
Le Président de la COBAC a par ailleurs fait le parallèle entre la crise financière actuelle et la crise bancaire que les pays de la CEMAC ont connu dans les années 80 et 90. Les causes sont voisines : retournement de conjoncture, assèchement de la liquidité, prise de risques inconsidérée, supervision et contrôles internes inadéquats, politique monétaire inadaptée, etc. Les conséquences ont été la faillite de plusieurs établissements de crédit à cette époque, avec une intervention massive des Etats pour couvrir les pertes et prendre en charge le processus de restructuration.
A la suite du Président de la COBAC, le Secrétaire Général de la COBAC, Monsieur IDRISS AHMED IDRISS, a présenté le thème relatif au traitement prudentiel des titres. Il a notamment relevé que, comme dans de nombreux pays à travers le monde, les titres, selon leur catégorisation, sont pris en compte dans la détermination des normes de solvabilité, de liquidité, de transformation à long terme et d’équilibre financier, ainsi que l’indique le Règlement COBAC R-2003/03 relatif à la comptabilisation et au traitement prudentiel des titres.
Le Secrétaire Général de la COBAC a rappelé aux banques la nécessité de disposer de ressources adaptées à la souscription des titres ainsi que d’un dispositif de surveillance et de maîtrise des risques conforme au Règlement COBAC R-2001/07 relatif au contrôle interne dans les établissements de crédit. Sur le traitement prudentiel particulier des titres émis par les Etats de la CEMAC, il a noté qu’il est fonction du respect par ces Etats de critères de convergence de la surveillance multilatérale. Il a souhaité que la souscription par les établissements de crédit aux titres émis par le Etats n’entraîne pas un effet d’éviction au détriment du secteur productif.
En complément de l’intervention du Secrétaire Général de la COBAC, le Directeur Central du Crédit, des Marchés de capitaux et du Contrôle Bancaire de la BEAC, Monsieur Carlos Alberto BONCANCA TABARES, a présenté le projet de titres publics à souscription libre dans la CEMAC dont l’objectif est le remplacement du financement monétaire des Trésors nationaux par la Banque Centrale par des ressources non monétaires acquises par émission des titres publics. Cette réforme de la politique monétaire permettra à la Banque Centrale de contenir efficacement l’inflation, aux établissements de crédit de diversifier leurs sources de placement et aux Trésors nationaux de collecter plus de ressources que le système actuel ne le permet et d’en maîtriser les coûts.
Les instruments de cette réforme seront essentiellement les bons du Trésor et les obligations assimilables. Ils seront dématérialisés, pourront être nantis et donnés en pension et seront aussi admis comme support de refinancement à Banque Centrale.
Le thème relatif à la crise financière et ses implications pour les banques de la CEMAC a été présenté par le Vice-Gouverneur de la BEAC et Président Suppléant de la COBAC, Monsieur Rigobert-Roger ANDELY. Il a rappelé les principales conséquences de cette crise : récession économique, faillites bancaires et baisse des prix des matières premières. Il a ensuite énoncé les atouts de la CEMAC pour faire face à la crise, par rapport aux crises précédentes : la rigueur budgétaire, le niveau acceptable de l’endettement des Etats, le niveau élevé de l’épargne publique, la solidité du système bancaire, l’importance des réserves de change, la compétitivité liée à l’évolution de l’Euro, monnaie d’ancrage fixe. Toutefois, ces atouts ne doivent pas occulter les évolutions mitigées actuelles et futures, notamment un léger recul de la croissance.
Il est sorti de cet exposé une esquisse de stratégie de réaction des différents acteurs, stratégie qui passe par la réintégration de l’Etat régulateur, sans retour à l’interventionnisme du passé. Pour la Banque Centrale, il s’agira de mettre en place le Forum de Stabilité Financière pour garantir la solidité du système financier dans son ensemble, au-delà donc du système bancaire. Pour la Commission de la CEMAC et les Etats, la mise en œuvre rapide du programme économique régional (PER) et pour les établissements de crédit, le renforcement des fonds propres, la prise des risques dans le respect des règles de l’art et la surveillance de leurs placements à l’étranger.
Les exposés ont été suivis de débats dirigés par le Président de la COBAC et ont porté sur les points suivants : le respect de la norme de division des risques, la prise en compte des entreprises d’importance nationale et de grand standing, le rôle des agences de notation dans la prise des risques, le relèvement futur du capital minimum, la pondération des engagements sur les Etats, le règlement CEMAC sur le gouvernement d’entreprise, le Fonds de Garantie des Dépôts de l’Afrique Centrale et le Nouvel Accord de Bâle sur les fonds propres./-
Source: COBAC
Le G20 ébauche un plan mondial de lutte anti-crise
17 novembre, 2008
Les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 s’en sont cependant largement tenus à Washington à des déclarations de principe. Ils s’en sont remis à leurs ministres des Finances pour mettre au point des mesures concrètes avant le 31 mars 2009, notamment en matière de régulation des marchés financiers.
Un nouveau sommet du G20, qui regroupe le G8, les principaux pays émergents et une demi-douzaine d’autres Etats, est prévu entre le 31 mars et le 30 avril, vraisemblablement à Londres.
“Il est logique de sortir de cette réunion avec un plan d’action ferme, ce qui est le cas. Il est aussi logique de dire (…) qu’il y a encore du travail à faire“, a déclaré le président américain George Bush après la réunion.
Son successeur, Barack Obama, qui ne prendra ses fonctions que le 20 janvier et n’a pas participé au sommet, a fait savoir qu’il soutenait les décisions du G20. George Bush a dit l’avoir “pleinement informé“.
Dans leur déclaration finale, les pays du G20 conviennent, face à la dégradation de l’économie mondiale, de la nécessité d’une “réponse politique plus large, fondée sur une coopération macroéconomique plus étroite, pour restaurer la croissance, éviter les retombées négatives et soutenir les économies des marchés émergents et des pays en développement.“
“Nous étions tous d’accord sur le fait que nous devions adopter une politique économique favorisant la croissance“, a expliqué George Bush.
Les pays du G20 en restent cependant là aussi à des principes généraux et laisse le soin aux différents gouvernements de mettre en place une politique adaptée à leur propre situation.
Ils s’engagent ainsi à “reconnaître l’importance du soutien que la politique monétaire peut apporter dans les conditions appropriées à chaque pays” et à utiliser des mesures budgétaires pour stimuler leur demande intérieure.
“C’est un message que nous envoyons aux marchés“, a jugé le président français Nicolas Sarkozy, qui avait lancé l’idée de ce sommet pour engager une refonte du système financier mondial.
L’HEURE DES PAYS ÉMERGENTS ?
Sur ce chapitre, le G20 s’engage à mettre en oeuvre des réformes pour renforcer la transparence du système financier et faire en sorte que “tous les marchés, produits et acteurs” de ce système “soient soumis à une régulation ou à une surveillance“.
Cette surveillance “stricte” s’étendra aux agences de notation, accusées d’avoir été un des facteurs de la crise.
Les pays du G20 promettent également de renforcer l’échange d’informations sur les institutions qui ne se conforment pas aux normes internationales en matière de secret bancaire et la lutte contre les paradis fiscaux et centres off-shore.
Ils s’engagent enfin à réformer les institutions financières internationales pour “qu’elles reflètent mieux l’évolution des poids économiques respectifs” des pays dans l’économie mondiale, en particulier des pays émergents, et soient plus efficaces.
Ces grands principes sont déclinés dans un plan d’action annexée à la déclaration commune, qui distingue des actions immédiates à mettre en place d’ici le 31 mars 2009, souvent très techniques, et des actions à plus long terme.
Les premières concernent par exemple l’harmonisation des normes comptables et de la définition des fonds propres des entreprises, la constitution de collèges de superviseurs pour renforcer la surveillance des entreprises transnationales ou la politique de rémunération afin de limiter les prises de risques.
“Concrètement, cela veut dire que les banques qui mettront en place des systèmes de rémunération qui encouragent la prise de risques inconsidérés seront dégradées dans les notations ou par les autorités chargées de les réguler“, a expliqué Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse.
Les actions à moyen terme concernent, par exemple, l’enregistrement des agences de notation ou la mise en place de mesures nationales et internationales “pour protéger le système financier international des juridictions non coopératives et non transparentes qui présentent un risque d’activité financière illégale“, c’est-à-dire paradis fiscaux et centres off-shore.
Enfin, le G20 juge “vital” de rejeter le protectionnisme.
L’Inde et le Brésil ont estimé que le G20 pourrait désormais constituer le forum le plus adéquat pour traiter des grands dossiers économiques mondiaux.
Le Premier ministre indien, Manmohan Singh, a déclaré que des instances comme le G7 (pays les plus industrialisés) ne répondaient plus aux réalités économiques mondiales.
“Le Brésil est parvenu à son objectif de solidifier le rôle du G20 comme lieu privilégié de décision sur le plan économique international“, a pour sa part dit le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega.
Avec Pascal Liétout pour www.LExpress.fr
Le G20 se mobilise face à la crise, première récession en zone euro
17 novembre, 2008
Les grands pays industrialisés et émergents (G20) vont s’efforcer d’apporter une réponse concertée à la pire crise financière depuis 1929, dont témoigne l’entrée officielle en récession de la zone euro, pour la première fois de son histoire.
Réunis en sommet vendredi soir à Washington, les pays du G20 ambitionnent de présenter un front commun face à la crise économique et de modifier les règles du jeu afin de prévenir de nouvelles débâcles financières.
Le G20 doit “répondre à la crise actuelle et jeter les bases de réformes pour empêcher qu’une telle crise ne se reproduise à l’avenir”, a expliqué le président américain George W. Bush, dont la marge de manoeuvre est toutefois limitée à deux mois de la fin de son mandat.
Le Produit intérieur brut (PIB) des 15 pays de la zone euro a baissé de 0,2% au troisième trimestre, après un recul de 0,2% au trimestre précédent, ce qui signale techniquement une plongée dans la récession, la première depuis 1999.
La détérioration de la conjoncture économique internationale, confirmée chaque jour par de nouvelles statistiques, accroît le sentiment d’urgence, même si le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, se plaît à relever “un début d’amélioration” sur les marchés du crédit.
A la Bourse de New York, de nouveaux indicateurs préoccupants ont plombé les cours: le Dow Jones a perdu 3,82% à 8.497,31 points après l’annonce d’une baisse de 2,8% des ventes de détail aux Etats-Unis en octobre, soit la plus forte baisse depuis 1992.
Les Bourses européennes ont terminé en hausse, mais en réduisant leurs gains en fin de séance. Londres a gagné 1,53%, Paris 0,67%, Francfort 1,31%, Milan 2,04% et Madrid 1,05%.
En Europe, l’Allemagne et l’Italie sont désormais en récession avec un recul au troisième trimestre de 0,5% de leur activité économique.
La France échappe pour l’instant de justesse à la récession, avec une faible progression de 0,1% de son PIB au troisième trimestre, après un recul de 0,3% au précédent.
L’Espagne aussi garde la tête juste hors de l’eau, malgré une baisse de 0,2% de son PIB, après une hausse de 0,1% au deuxième trimestre, de même que le Portugal qui a enregistré une croissance nulle au 3e trimestre.
Autre signe de la morosité des consommateurs, les ventes de voitures neuves en Europe ont plongé de 14,5% sur un an en octobre.
L’inflation est toutefois tombée à son plus bas niveau depuis neuf mois dans la zone euro à 3,2% sur un an, confortant la perspective d’une poursuite de la baisse des taux.
“Si l’analyse le permet, alors il n’est pas exclu que nous utilisions à nouveau cet instrument”, à savoir la baisse des taux directeurs, a déclaré Jürgen Stark, chef économiste de la Banque centrale européenne.
Le Japon pourrait à son tour rejoindre lundi la liste des pays entrés en récession, s’il annonce un recul de son PIB au 3e trimestre après une contraction de 0,7% au second.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoit que le PIB de ses pays membres reculera de 0,3% du PIB l’an prochain, une récession qui frapperait aussi bien les Etats-Unis que la zone euro ou le Japon.
Face à l’ampleur de la crise, les Etats-Unis, très réticents au départ, veulent désormais que le sommet du G20 adopte “un plan d’action” pour une réforme du système financier international.
Le président américain a affirmé la nécessité de réformes du système financier mondial pour “l’adapter aux réalités du 21ème siècle”, tout en s’opposant à nouveau à tout excès interventionniste.
La Maison Blanche a confirmé que le G20 réfléchirait à la création d’un “collège de superviseurs” pour surveiller les 30 plus grandes banques du monde et repérer toute prise de risque excessive.
Le Fonds monétaire international (FMI) et le Forum de stabilité financière (FSF) se sont de leur côté engagés à renforcer leur coopération pour mieux prévenir l’apparition des crises, dans une lettre adressée au G20.
Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays exerce la présidence de l’Union européenne, a estimé que la réunion du G20 ne devait “pas être un sommet pour rien”. “(…)Il faut changer les choses, il faut les changer durablement, structurellement”, a-t-il déclaré.
Tout en espérant des “décisions concrètes”, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a averti qu’il ne fallait pas attendre “dans l’immédiat un miracle” de ce sommet, mais plutôt le “début d’un processus”.
De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé que le sommet donnerait lieu à des “entretiens difficiles”, tout en soulignant l’urgence de mettre en oeuvre les premières réformes “dans les prochains mois”.
Plus tôt dans la journée, Tokyo avait clôturé en hausse de 2,72% dans la foulée de Wall Street qui avait gagné 6,67% la veille. Shanghai a gagné 3,05% et Hong Kong 2,4%.
Sur le front financier, la banque Dexia, secourue fin septembre par les Etats français, belge et luxembourgeois, a annoncé une nouvelle perte d’”environ 1,5 milliard d’euros” liée à la vente de sa filiale FSA, quelques heures après avoir dévoilé une perte colossale de 1,54 milliard d’euros au 3e trimestre.
Le groupe américain de refinancement hypothécaire Freddie Mac, placé sous tutelle de l’Etat, a enregistré une énorme perte de plus de 25 milliards de dollars au troisième trimestre, ce qui l’a obligé à demander 13,8 milliards de dollars au gouvernement.
L’emploi paie un lourd tribut à la crise: la banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) prévoit de supprimer 3.000 postes dans le monde dans les prochaines semaines, selon la BBC, et le groupe informatique américain Sun Microsystems a annoncé la suppression de 5.000 à 6.000 postes.
Le constructeur allemand Opel, filiale de l’américain General Motors, a demandé aux autorités allemandes de se porter caution pour assurer son financement.
Les prix du brut repartaient en nette baisse à New York, malgré la confirmation d’une réunion d’urgence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) fin novembre. Le baril a fini à 57,04 dollars, en baisse de 1,20 dollar.
Source: AFP